Eraser, the art of self destruction

I want you to make me, I want you to take me, I want you to break me, then I want you to throw me away...

18-07-2006

Etrange.

Quand je suis rentrée de Dour, j'ai vu, dans le salon, l'intégrale de la saison 1 de Desperate Housewives: "Gniii. Qu'est-ce que ça fout là, ça?" "Je l'ai acheté ce week-end." "T'aimes bien CA? :|" "...".
Oui, donc pas besoin de vous faire un dessin, je n'aimais pas cette série. Mais alors vraiment pas. Je trouvais vraiment ça trop cliché et trop "americanisé" (allez comprendre...).
Donc, n'ayant rien à faire ces derniers jours, je me décidé à regarder cette première saison, curieuse.
Sachez que je ne suis pas (toujours!) du genre bornée, et qu'il m'arrive de donner une seconde chance à des séries de ménagères friquées. Oui, oui. Carrément.
Je regarde donc le pilote...Puis le deuxième, troisième, quatrième, cinquième épisode...
Bordel. J'arrivais plus à décrocher.
Figurez-vous que les scénaristes ont l'art de terminer chaque épisode de manière à ce qu'on ait envie de voir le prochain.
C'est fou, je crachais presque sur cette série et maintenant je suis limite accro. Tout ça à cause de la fin de chaque épisode (et accessoirement à cause de ma curiosité excessive).
C'est vrai qu'il n'y a pas que la fin qui fait que la série me plaît.
En fait, je suis complétement dingue de Bree Van de Kamp (Marcia Cross). Son petit côté maniaque, hystérique aux apparences calmes et posées me fait trop rire. Sa recherche de la perfection aussi, ainsi que cette culture des apparences...Bref. J'adore.
Finalement, chacun des personnages principaux a son charme: Gabrielle Solis (Eva Longoria) qui se cache pour voir son amant-jardinier-toujours-au-lycée, John; Lynette Scavo (Felicity Huffman), qui a abandonné sa brillante carrière pour devenir femme au foyer et s'occuper de ses (saloperies de) gosses, quitte à parfois (lisez souvent) péter un plomb; et enfin Susan Mayer (Teri Hatcher), la divorcée de la bande, vivant avec sa fille et cherchant (désespérément) un mec.
Je comprends parfaitement les détracteurs de la série. Mais il faut aussi avouer que regarder un épisode par ci, par là, sans avoir vu le début et sans comprendre véritablement l'histoire, ne donne pas toujours envie, et  de ce fait, on ne peut pas véritablement se faire un avis (valable) sur la série.
Si vous avez l'occasion de regardez la série à partir du pilote, peut-être changerez-vous d'avis, qui sait?

Bree

Bree (Marcia Cross), toujours parfaite!

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17-07-2006

[Message pour rien dire]

Je poste pour ne rien dire.
Je sais pas de quoi parler aujourd'hui, j'ai rien vu ni lu quoi que ce soit d'intéressant.
Juste envie de faire un bisou à Simon. Voilà.

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Je pense que je suis parée pour M Pokora. Il est classe hein, mon collier? (Si tu croyais que j'allais balançer cette merveille...Tu rêves :) ). Merci Si-

(J'ai plein de crème hydratante sur la gueule et je vous emmerde, tiens)

PS: Finalement, j'avais quelque chose à dire. Pas que j'ai l'impression de parler dans le vide hein, nonon, mais si vous pouviez de temps en temps commenter ce que j'écris; pas mes conneries, mais par exemple euh mon article sur Dour ou que sais-je.
Oui, parce que bon, à la limite on se demande si ça sert à quelque chose d'écrire, puisqu'on a l'impression d'être pas lu. Voilà. Désolée.

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16-07-2006

[Welcome Back, Eraser]

Ca y est, suis rentrée de Dour. Que dire?
Ambiance assez particulière; celle des festivals.
Dans ce genre d'endroits, j'ai souvent l'impression d'être hors du temps, hors du monde. C'est assez spécial; un monde dirigé par la musique et par la fête, assez anarchique, finalement.
Ce genre d'événements rassemblent plusieurs dizaines de milliers de personnes, des gens que l'on ne verra peut-être plus, ou dont on ne souviendra peut-être pas.
Se souvenir. J'ai toujours voulu me souvenir d'un maximum de choses, oublier est comme une sorte de hantise pour moi...Enfin bref.
J'ai eu la chance de rencontrer (ou croiser, plutôt) des amis d'amis que je connais sans qu'eux me connaissent. C'est assez intéressant de voir leurs réactions, quand tu t'avances et leur dis, par exemple "Acidangel?" et que la concernée te regarde, complétement étonnée d'être connu de quelqu'un qui lui est totalement étranger.
J'ai également croisé une certaine Linda, mais j'ai pas eu l'occasion de lui parler, malheureusement.

En ce qui concerne les concerts, je n'ai bien évidemment pas pu tous les voir.
Cependant, j'en ai quelques-uns qui m'ont particulièrement plus, notamment ces trois-ci:

Celui d'Ellen Allien, complétement génial. J'étais vraiment impatiente de la voir en live, la connaissant déjà auparavant et ayant flashé sur son album "Berlinette".
Je pense que je ne me suis jamais autant éclatée à un concert, vraiment.
C'est surement le meilleur set electro que j'ai pu voir. Ellen Allien dégage une énergie qui lui est propre, et qui a le don de se propager dans le public...C'est presque magique.
Même sans micro, elle arrive à communiquer avec le public. C'est vraiment grandiose.
Je vous conseille vivement de la voir en live, ça en vaut le coup.

Le concert de Soulfly, parce que bon, Max Cavalera, c'est un grand, quand même. :)
Encore une fois, j'étais hyper impatiente de voir Soulfy en live (excitée même), et je faisais chier tous mes amis avec des propos du style "nianiania, j'espère qu'ils vont jouer "Roots Bloody Roots", mais ils l'ont pas fait dernièrement, ça me fait chieeeeer (...)". Et je l'ai eu mon "Roots Bloody Roots". Et je peux vous dire que ça en vaut le coup, en live. C'est vraiment super.
Y a rien à dire quant à leur performance, c'était du Soulfy tout craché, avec une pointe de Sepultura. Quel délice.=)
Soulfy, c'est aussi une assez bonne expérience du pogo.
Je pense que c'est la première fois que je vois un pogo si...étendu, dirions-nous. Pas même au concert de KoRn, j'ai vu ça.
Ce concert m'a aussi permis de rencontré des gens sympas, tous néerlandophones.
C'est bien plus facile de se hisser tout devant à plusieurs, croyez-moi. ;)
Dès que Soulfy passe dans le coin, j'y retourne sans hésiter. Des intéressés? :)

Et enfin, le concert de Oomph!. J'ai été un peu déçue, ils n'ont pas joué assez d'anciens morceaux à mon goût et, de manière encore plus subjective, ils ont joué qu'un seul de mes morceaux préférés (connards! :D).
De plus, entre chaque morceau, il y avait de gros blancs, ça donnait un petit côté mou au concert. Dero voulait en fait qu'entre chaque morceau, le public gueule comme un malade. Bon, après deux, trois morceaux, ça va, mais à la longue... Ca fait chier, quoi, faut le dire.
Cependant, je tiens quand même à souligner leur mise en scène, vraiment pas mal.
Flux et Crap étaient tous les deux habillés en prêtres (et je peux vous dire que Flux est bien plus que sexy en prêtre...*bave*) et Dero, lui, portait une camisole de force. Ca rendait plutôt bien.

A part ça, Malibu Stacy a, encore une fois, vraiment assuré en live. Je trouve que David a vraiment beaucoup de charisme, en plus d'être carrément canon (haha :D). Et niveau vocal, bah y a rien à dire, il déchire tout, le monsieur.
Ils ont réussi à mettre une bonne ambiance, au Last Arena, et ce malgré le début de journée, et leur toute fraîche médiatisation.
Comparé à Fisherspooner, dont j'attendais quelque chose qui bouge bien, je peux vous dire qu'il n'y a pas photo. Leur style est bien sûr différent, mais leur performance aussi.
Alors que Malibu Stacy avait de l'énergie à revendre, Fisherspooner, quant à lui, était bien plus que mou. Des essais, les balances qui n'en finissent pas, et lorsque le concert commence, c'est à peine si on distingue la différence. Et, des blancs, entre chaque morceau...Bref. Déçue. J'suis partie bien avant la fin.

Après la merveilleuse Ellen Allien, on se demandait comment c'était possible de l'égaler, sinon de donner un set qui vaut le coup.
Eh bien, Mademoiselle Kittin a bien réussi, je pense.
Avant le concert, j'arrêtais pas de me demander à quoi la miss allait ressembler; blonde, brune? cheveux courts, longs? etc. Oui, c'est assez superficiel, mais elle a le don de m'étonner toujours un peu.
J'étais tout devant, et je la voyais parler et s'amuser avec Ellen Allien, je trouvais ça assez chou.
Elle est venue sur scène de manière très simple, habillée plutôt sobrement, on va dire, tout en noir. Cheveux courts et mini-frange. Une vraie p'tite trash. :)
Le set était assez sympa, j'ai vraiment bien aimé, même si j'ai préféré le set d'Ellen.

Voilà voilà pour Dour. Très sympa, même si trop chaud et très poussièreux.
J'ai attrapé des coups de soleil. Merde. (Voir The Collector).

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11-07-2006

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Aujourd'hui, j'suis allée m'inscrire à la fac. Ouééé, suis une grande maintenant. Hum.. :)
Puis après je suis allée signer le bail de mon appart...
J'suis crevée.
Pour faire deux malheureuses choses, ma mère a tenu à partir à 9h, genre la véritable expédition. :/(Suis sûre que j'en ferai pas plus quand je partirai en Amérique du Sud).
Un truc qui m'a fait rire (hum...), c'est que, dans la file destinée aux inscriptions en première année, j'étais bien la seule à pas faire mon âge, genre je faisais 12 ans. Les autres, normal quoi, 18-19 ans. C'est déprimant.
J'ai eu ma carte d'étudiant, avec une photo plus moche que ça tu meurs... -_-
Bref, je vous montre pas cette horreur, c'est vraiment impossible.
Je pense que je vais pas poster d'ici quelques jours, vu que je serai à Dour. Si vous y allez, et que vous voulez voir une pauvre conne (moi), bah euh, gueulez "Eraser" ptet que... ;)
Passez une bonne fin de semaine, amusez-vous, bourrez-vous la gueule, fumez, bref... faites ce que vous voulez, en fait. :)

Photo
PS: Ne pas boire de vodka redbull à la paille. Jamais.

PS2: Hey Gon, tu m'appelles hein? :) Anaïs aussi, hein? Bisous (k)

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10-07-2006

Le monde me donne la gueule de bois

...et l'alcool arrange ça.

Certains l'ont peut-être deviné, c'est bel et bien tiré de Filles perdues cheveux gras.
Comme je vous l'ai dit, je m'amuse à regarder des films que j'ai déjà vu.
Filles perdues cheveux gras, c'est avant tout un film décalé.
Une comédie qui traite de sujets pas forcément gais d'une manière très drole sous forme de comédie musicale.
Ainsi, on a droit à des passages chantés vraiment excellents (sutout ceux de Marina Foïs -Natacha).
Dans ce film, on suit un petit bout de vie de Natacha (Marina Foïs), coiffeuse alcoolique déprimée sans mec qui survit grâce à son chat qui va disparaître soudainement (et qui, accessoirement, bois de l'eau oxygénée au salon de coiffure), Marianne (Amira Casar), qui a le sentiment d'avoir gâché cinq ans de sa vie avec un pauvre con et d'avoir presque régressé, et enfin Elodie, la grande plouc aux cheveux gras qui, après avoir foutu la tête dans le four, se voit retirer la garde de sa fille, et qui va tout faire pour la récupérer.
Ces trois personnages vont être liés, par l'intermédiaire de Natacha qui, pour compenser son manque d'affection, va s'occuper d'Elodie (Olivia Bonamy), qui va elle trouver un emploi grâce à Marianne, amie d'enfance de Natacha.

Bon, c'est un film assez léger, mais vraiment très marrant.
Marina Foïs est vraiment quelqu'un de drôle, et joue son rôle d'alcoolique dépressive à la perfection.

FPCG

A l'enterrement du chat de Natacha. (De gauche à droite: Amira Casar, Marina Foïs, Olivia Bonamy)

Posté par Eraser à 05:39 PM - Adrift... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09-07-2006

Hello.

N'ayant pas grand chose à faire ces temps-ci, j'ai décidé de re regarder des films que j'ai déjà vu, histoire de donner un avis peut-être un peu plus objectif.

Aujourd'hui, c'était le tour de The Grudge, film que j'avais vu à sa sortie, qui date de fin 2004, si ma mémoire est bonne.
Bien qu'un peu crevée (j'croyais même que j'allais m'endormir devant le film), eh bien le film m'a complétement réveillée.
On dirait pas comme ça, mais j'suis une vraie trouillarde. C'est même limite ridicule de regarder ce genre de films avec moi (et Gon t'as intérêt à la fermer!).
Donc, cramponnée dans mon fauteuil, les commentaires fusent ("Quelle grosse conne..." "puis d'abord en japonais, on dit pas comme ça, c'est d'la merde ce truc" "mais dégage de la baraaaaaque enfin!") de manière presque hystérique (oui, oui..) et bien sûr, je gueule. Oui, je gueule. Parce que j'ai peur. Bah oui.

Alors que certains trouvent que le bruit de cette...chose (?...vais quand même pas dire "femme") est totalement  ridicule, ben moi ça m'angoisse. [Vous avez l'autorisation de vous moquer de moi]
Ensuite, j'dois dire que ce qui me fait peur, c'est pas vraiment la gueule de la chose, du gosse, etc, mais plutôt l'angoisse que les acteurs arrivent à faire ressentir aux spectateurs.
Et rien que pour ça, bah j'leur tire mon chapeau, parce que ça marche drôlement bien sur moi.

The Grudge, c'est avant tout une malédiction.
Au Japon, on dit que quand quelqu'un meurt dans un état de fureur intense, une malédiction naît.
Ainsi, une maison aux apparences tranquilles située en plein coeur de Tokyo va être le théâtre d'une sordide histoire, qui va se perpétrer sur l'ensemble des familles habitant dans cette maison, et sur les gens ayant le malheur d'y être entrés.
On va alors suivre une famille américaine, nouvelle venue dans cette maison, ainsi qu'une autre jeune américaine (Sarah Michelle Gellar), aide-soignante bénévole venue aider la mère de la famille (Grace Zabriskie).
J'ai eu le plaisir de reconnaître Clea Duvall (Jennifer), qui joue la soeur de Cristina dans 21 Grams (eh oui, encore ce film. Suis chiante hein? :) ).
Et définitivement, j'aime bien cette actrice.

En gros, j'dirais que The Grudge, malgré une assez grosse production, est bien plus que regardable, tant par la qualité de la réalisation, des effets spéciaux, mais aussi et surtout, du jeu des acteurs.
J'apprécie beaucoup que Takashi Shimizu, le réalisateur ait tenu à tourner ce film au Japon, qui arrive sans aucun doute à mieux faire passer l'atmosphère, l'ambiance assez angoissante du film, bien qu'ayant choisi des acteurs américains (ceci étant normal, vu l'histoire en elle-même  mais.. enfin, j'me comprends -navrée).

Alors, si vous voulez passez un bon moment, ça peut être très sympa. (Ou si vous voulez vous marrez un bon coup, vous m'invitez, vous verrez, j'suis ridicule).


The_Grudge
Bah quoi, il est flippant le p'tit, sisi.

Posté par Eraser à 09:08 PM - Adrift... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07-07-2006

Venus Beauté...

Venus Beauté n'est pas seulement un film, Venus Beauté est aussi une période de ma vie, et la personne concernée se reconnaîtra forcément. :)
Venus Beauté, c'est les fêtes de fin d'année, la déprime, les guirlandes miteuses, les connards qui foutent des Pères Noël dans leur jardin avec une petite musique très galleries commerciales en fond.
C'est aussi fumer une clope sur un muret et parler scatophilie. Puis aussi surprendre des connards en train de te regarder cachés derrières des rideaux, sales et en dentelle dégueulasse.

Mais Venus Beauté, à l'origine, c'est un film. Un film que j'adore, d'ailleurs, et que j'arrête pas de regarder en ce moment. (Oui, après ma période pitoyable focalisée sur 21 Grams, il se trouve que c'est désormais le tour de Venus Beauté)
Tout tourne autour d'Angèle (Nathalie Baye), une esthéticienne blasée, qui ne croit plus en l'amour, et qui ne veut surtout plus le connaître.
Elle enchaîne les rencontres express à la sortie du boulot, à l'endroit où elle a l'habitude de manger. Bref, Angèle recherche que des plans cul.
Puis un jour, un jeune homme, Antoine (Samuel Le Bihan), croise sa route. Il tombe amoureux d'elle.
Angèle ne veut pas cèder, "l'amour c'est une autre forme pour priver les gens de leur liberté".
Pourquoi ce blocage face à l'amour? On le comprendra tout au long du film, par bribes.
L'univers d'Angèle se résume à l'institut, Venus Beauté, où elle travaille, et à ses collègues et patronne; Samantha (Mathilde Seigner), dépressive et qui est incapable d'avoir une relation stable et durable, Marie (Audrey Tautou), qui tombe sous le charme d'un ancien aviateur (qui fait des soins du visage pour conserver la peau des fesses de sa femme qu'elle lui a gentiment donné pour corriger les cicatrices du visage du vieil aviateur), et Nadine (Bulle Ogier), patronne qui ne fait que "compter ses produits et qui n'est qu'une commerçante", comme le dit Sam.

C'est pas un film qui révolutionne le 7ème art, mais c'est un film plaisant, un film qui me rappelle plein de jolies choses. Alors je le conseille, pour son côté réaliste, mais aussi pour son petit côté rêveur.

venus_beaut_

Posté par Eraser à 05:37 PM - Precious things - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nine Inch Nails - Happiness in Slavery


Un de mes clips préférés de Nine Inch Nails.
Dans cette vidéo, on peut voir le fameux Bob Flanagan, connu pour son masochisme.
Là, il fait l'expérience d'une drôle de machine, qui va vite devenir hors de controle...
F. a toujours eu un rapport spécial avec le mal, la douleur, et le plaisir.
En effet, atteint de mucoviscidose, il est voué à mourir très jeune. Grâce à sa volonté, il parvient à passer des caps incroyables, ainsi, condamné à mourir à 20 ans, il meurt "seulement" à 43 ans, en 1996.
F. arrive à sublimer sa maladie, par le biais du masochisme et, comme il l'a lui-même dit: "j'ai appris à combattre le mal par le mal".
En cherchant quelques infos sur lui, je suis tombée sur le "Pain Journal", et.. waw, quoi.
"Hotel performance done. The audience gathered together in one hotel room and peered through telescopes and binoculars while I performed supposedly auto-erotic activities in my own room, across the courtyard, all alone. Don't know who saw what, or what anyone thought, or what it all meant. I'm just glad it's over. Wine enema, butt plug, alligator clips, ball whacking, piss drinking, masturbating, bondage-they wanted a show, I gave them a show. Felt disoriented and depressed through most of it, as I feel disoriented and depressed through most everything these days."
Voilà, Bob Flanagan, il me touche, et je sens que je vais aller me procurer ses bouquins...

Posté par Eraser à 02:05 PM - Adrift... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hmmm...


Club Internet c'est qui?
Vidéo envoyée par zerepciol

Juste parce qu'elle est terrible, cette pub. :)

Posté par Eraser à 12:06 AM - Trashes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06-07-2006

Vallauris plage

        1.

 

e m'appelle Frank Bastide. Tout le temps de la promenade, j'ai fait le maximum pour me souvenir de ce truc appris en classe, comme quoi le ciel se trouve par-dessus le toit. Aucun mot ne m'est revenu. Gosse, je connaissais ce poème par cœur. Pas assez de ciel, je me suis dit.
J'ai déplié une minuscule serviette de bain dans ma cellule parfumée au détergent. Je me suis allongé sur le dos pour une séance de gymnastique. J'accomplissais tous les jours la même chose à heure fixe. Un hommage au côté militaire de l'établissement.
Mon nouveau camarade, présent depuis trois semaines, m'a regardé faire. Il avait assassiné sa belle-famille, je crois, et quelques flics qui avaient voulu s'interposer. Il était assis sur le lit d'en haut, les pieds dans le vide, rêvant d'un bon moyen pour se trancher les veines.
Je suis allé prendre une douche avec d'autres vieux enfants : gras, tatoués, poilus, squelettiques. A mon retour, c'était la mauvaise heure. Celle des hommes pendus aux barreaux, qui hurlent en direction du monde libre des prières à leur femme, à leur maîtresse, à leur petite fille. Ils voudraient qu'on leur pardonne.
Ces hommes ne m'aimaient pas beaucoup.
Ils n'approuvaient pas vraiment la manière dont je m'étais comporté.
Les braqueurs étaient respectés.
On dépliait le tapis rouge pour les propriétaires de bars à putes.
Ce n'était pas mon cas.

On m'a proposé le parloir. J'ai accepté. Au parloir, on nageait dans le rythme slave du sexe, des coups montés et des ultimes tentatives de réconciliations. Au parloir, j'évitais la télé minuscule, le souvenir du sang sur mes fringues et ce visage presque mort qui me fixe parce qu'il ne comprend pas alors que c'est si simple de savoir pourquoi nous faisons des choses terribles.
J'ai bien regardé sa coiffure stricte. Il y avait les années d'études, les compromis, les nuits sages afin d'accéder au métier d'avocat. La pauvre était tombée sur moi. Intérieurement, j'ai pris sa défense. J'imaginais l'horreur de ses jours, les horaires à respecter, l'énergie qu'elle mettait à être présentable, le combat continuel pour l'obtention d'un week-end normand avec son amoureux.
La prison comprenait de nombreux avantages. Par exemple, on ne devait plus rien à personne. Par exemple, on pouvait se concentrer sur un philosophe roumain sans devoir se rendre au Franprix avant dix-neuf heures. Je ne savais rien de cette juriste. Je ne lui avais été d'aucune aide dans son plaidoyer. Simplement, j'aimais bien la regarder. C'était comme observer une fille de la haute au milieu d'une décharge.
Elle semblait calme et digne malgré l'odeur âcre, la violence des rapports affectifs propre à ce lieu. Cela me changeait des abdominaux, des cris et du philosophe roumain, au final, assez défaitiste.
Elle avait renoncé à me convaincre. Elle voulait comprendre. Parlait fort. S'appliquait sur chaque syllabe. Promettait de garder le secret. Elle avait des cigarettes. J'ai décidé de sourire. Je lui ai demandé si, par hasard, elle avait également quelques heures à me consacrer. Elle est allée voir un gardien. Elle est revenue avec, sur le visage, un masque de fermeté tout à fait charmant. Elle m'a demandé " encore juste une minute pour déprogrammer un rendez-vous ".
J'avais le temps.
Quinze ans ferme.

Ainsi commence le dernier roman de Nicolas Rey, Vallauris Plage, que vous pouvez d'ailleurs vous procurez chez Grasset.


Je l'ai déjà lu cinq fois, histoire de m'assurer d'avoir repéré et compris le maximum de choses, et puis surtout parce que je ne me lasse pas d'Arianne Backer. Arianne Backer, la femme muse de plusieurs hommes qui pourraient tout donner pour elle; Frank Bastide, ancien alcoolique, dépressif, et qui a un grave problème au niveau des gencives (humhum), Manuel Viera, jeune garçon devenu plagiste et trafiquant de coke, Paul Fillacci, un médecin généraliste assez paumé, et puis le major, Crawford.
Tous ont tout plaqué pour elle, pour la suivre.
Pourtant, Arianne, c'est le mal, finalement. Elle détruit tout ce qu'elle rencontre. Mais qu'est-ce qu'elle le fait bien... Tout le monde sera d'accord pour le dire, ça.
J'aurais bien envie de vous en parler plus longtemps, mais non...
Nicolas Rey, ça se lit, ça ne se raconte pas.

nicolas_rey_1

Posté par Eraser à 05:19 PM - Adrift... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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