24-08-2006
Eraser, qui fait chier, comme d'hab.
J'sais pas trop quoi dire aujourd'hui, vraiment aucune inspiration. Rien, que dalle, nada.
J'aurais bien envie de parler de quelque chose, mais ça m'est apparemment impossible, mon activité cérébrale flirtant avec le zéro.
Quelques conneries, quand même:
-Ces enculés de KoRnUnleashed m'ont toujours pas répondu, plus de deux semaines après mon mail. C'est sûr que ce putain de concours, ils veulent nous le faire oublier. Bah ça marche pas avec moi.
-Ma saison 4 d'X Files n'est toujours pas arrivée, ça me gonfle.
-Mon MacBook est toujours dans les sales mains de ces techniciens de merde.
Ah, aussi: Bon, j'ai déjà parlé de ça à beaucoup de gens mais je l'ai pas encore dit ici.
Y a quelques semaines, j'ai vu un reportage sur les tortues. Ou plutôt les tortues et leur reproduction.
On nous expliquait bien que c'était un vrai calvaire pour elles de faire des allers-retours entre la plage et la mer, puisque les tortues pondent sur la plage.
Leur pire ennemi sur la plage, figurez-vous que c'est le soleil. Le soleil, parce qu'elles n'ont aucun moyen d'évacuer la transpiration réellement.
Vu leur poids important, si elles se retournent sur leur carapace, c'est "la mort assurée", comme il l'était bien précisé.
Donc, là, on voit une tortue tentant de regagner la mer, comme elle peut et, bien évidemment, à un moment, elle se retourne... On croit alors que quelqu'un va la remettre à l'endroit. Bah non. Pas du tout: "La tortue est condamnée à périr sur cette plage. Une longue agonie l'attend. Elle ne va pouvoir évacuer la transpiration, qui va d'abord lui faire perdre le contrôle de son corps, et ensuite celui de son cerveau".
Pendant ce temps, on nous montre bien évidemment la mort lente et horrible de cette pauvre tortue, jusqu'au liquide infect qui va dégouliner de ses yeux.
J'sais pas si vous comprenez l'horreur. Je sais que c'est la nature, que ça se passe tous les jours des trucs comme ça. Mais là, y avait des gens autour, qui filmaient ce pauvre petit truc sans défense en train de crever. Il fallait pas grand chose, pour la sauver, juste la retourner. Mais non, vous pensez bien, c'est plus vendeur de voir la petite tortue en train de crever, cramée par le soleil.
Une fois cette pauvre bête morte et en train de se faire bouffer par les insectes, direction la mer.
La distance entre la plage et la mer leur a déjà pris beaucoup d'énergie mais, une fois dans l'eau, elles doivent arriver à se défendre et à se cacher pour se reposer. Chose qui n'est pas facile avec les requins de basse profondeur.
J'suppose que vous voyez le truc arriver, là. Non?
En fait, les tortues doivent remonter fréquemment à la surface pour respirer. Parfait pour nos copains les requins.
"Les tortues ne sont pas la nourriture habituelle des requins mais (...)". Donc, on voit un requin tourner autour de la pauvre petite tortue, qui a déjà compris ce qui allait se passer. On la voit prendre sa repiration et redescendre. Puis le requin l'a croque littéralement, elle saigne. Elle remonte à la surface pour respirer. Hop, il croque dans une de ses nageoires, puis la carapace et ainsi de suite. On filme tout bien sûr.
J'sais pas ce qui est le pire. Que le requin bouffe un truc dont il est pas spécialement fan, ou que des gens filment la mort d'une pauvre bête.
Je vois déjà les commentaires du style "c'est la nature. On filme ça pour nous montrer comment vont les choses". J'suis désolée mais j'en ai un peu plein le cul de ce genre de phrases de merde qui ne sont que des excuses à la con. On sait comment vont les choses. Y a juste des gens qui bandent à l'idée de voir un truc se faire tuer comme ça.
"C'est qu'un animal". Bah ouais. Je me soucie plus des animaux que des humains. Ca me touche plus la mort d'un animal que d'un humain. "Ohhhhh trop pas normale celle-là!! Et Dutroux et Fourniret et machin chouette? Les pauvres gosses violés et enterrés sous des nains de jardin? :o:o:o". J'dirai juste: -______- .
Puis, d'ailleurs, si vous préférez, j'peux parler aussi du voyeurisme humain-humain.
Quand on a retrouvé Stacy et Nathalie, en direct, on voyait les gars en train de sortir les corps de l'endroit où elles étaient. Bien évidemment elles étaient couvertes, mais ça change rien au fait que c'est du voyeurisme.
Qu'on ait dû faire venir un train pour cacher la vue, parce que les gens qui étaient dans les baraques qui donnaient sur l'endroit où elles étaient mataient avec leurs jumelles le "spectacle", j'pense pas que ce soit normal non plus. Bref. Fin de la parenthèse.
Bon, où j'en étais... Oui, donc le cadavre de la tortue flotte dans l'eau. Le requin a bouffé deux, trois grammes de nageoire, boussillé sa carapace. Il est content.
Revenons sur la plage. Qu'en est-il des bébés tortues? Une partie est bouffée alors qu'elles ne sont encore que des oeufs (par les oiseaux), puis une autre est bouffée quand elles sont à peine sorties de l'oeuf (également par les oiseaux), une autre est piétinée par la mère tortue qui tente, elle aussi, de regagner la mer, une autre partie meurt d'épuisement avant d'atteindre l'eau et enfin une autre arrive comme elle peut jusqu'à la mer, à ses risques et périls. Dur, la vie de tortue, hein?
Bref, voilà. Il m'a marqué, ce documentaire.
J'ai trouvé une photo qui reflète bien le documentaire, tiens: "Sélection naturelle impitoyable". Génial, le titre!

"Cette jeune tortue qui vient de naître sur la plage s'est écroulée d'épuisement, avant d'atteindre la fraîcheur du lagon. La sélection naturelle des tortues vertes est telle qu'il faut entre 1 000 et 2 000 naissances pour qu'un individu connaisse l'âge adulte."
N'oubliez pas: La vie est belle. Carrément.
19-05-2006
Enfin.
Ca y est, enfin le week-end. Bon, c'est pas comme si j'allais faire quelque chose de super excitant ces deux prochains jours, mais bon, au moins, j'aurai pas à me lever tot, et je pourrais mettre mon cerveau sur mode: OFF (quoique, était-il sur "ON" cette semaine..?).
En ce moment, en Belgique, on parle de notre petite "ville" aux journaux télévisés. Eh oui, la jeunesse beaurinoise est raciste. Oui, oui, remarquez comme je généralise. C'est exactement ce que les journalistes ont fait. J'y reviendrai, je vais d'abord vous expliquer le pourquoi de toutes ces histoires.
Samedi dernier, à la sortie d'un bal (hum hum), 3 réfugiés qui sont actuellement au Centre pour Réfugiés de Pondrôme se sont fait tabasser par une dizaine de personnes, dont un élève de 17 ans qui fait partie de l'Athénée Royal Norbert Collard. Voilà pourquoi les journalistes de la RTBF se sont rendus à Beauraing afin d'interviewer ce fameux jeune. Il faut dire qu'en Belgique, en ce moment, les crimes à caractère raciste fusent (Luna assassinée en même temps que sa nounou malienne par un skinhead à Anvers il y a peu), et celui-ci n'est donc pas passé inaperçu.
Mardi soir, nous avons donc tous découvert avec surprise (effroi?) que notre école était (encore une fois) pointée du doigt, à cause d'un jeune, représentant qu'une faible minorité de l'établissement, qui avait tabassé des réfugiés pour la deuxième fois en moins d'un an. En effet, avant l'histoire sordide à Pondrôme, cette même personne avait déjà frappé un jeune réfugié dans un bus.
Lors du reportage, le jeune homme ne s'est pas exprimé plus que ça, mis à part les "barre-toi" ou encore "fais pas chier" lancés d'un air amusé au cameraman et au journaliste. Le Pire dans ce reportage très court, c'est sûrement les encouragements de ses amis, qui sont tout à fait d'accord avec lui et qui partagent les mêmes valeurs. Alors que le concerné prend le bus, tous ses amis applaudissent. Quelle magnifique réaction.
L'idée qu'on puisse m'assimiler, moi, et même les autres, à cette infime minorité m'écoeure.
Encore hier soir, un autre reportage a été diffusé. C'est peut-être le pire des deux, puisque dans celui-ci, ses amis donnent leur opinion (honteuse) sur ce qui s'est passé : "Bah il a eu raison! Faut les taper les étrangers, on a déjà pas assez d'argent et ils viennent encore nous le prendre! Faut les tuer!"
Maintenant, je ne sais pas si ces gens pensent réellement ce qu'ils disent ou si ils sont conscients de la gravité de leurs propos (et si ils sont conscients de s'être totalement ridiculisés aux yeux de la société entière). Le pire, en fait, c'est que ces gens sont fières d'être passé à la télé, peu importe les propos qu'elles ont pu tenir. Elles n'ont pas honte. Elles sont passées à la télé, c'est le principal. "Hey maman, t'as vu, j'suis passé à la télé! C'est la classe, hein?". Mais où sont les parents dans tout ça? Quel rôle ont-ils joué dans l'éducation de leurs enfants? L'école n'est pas la seule à devoir éduquer les enfants, les parents ont également un grand rôle à jouer, parfois même plus primordial et important que le rôle de l'école, puisque cette dernière ne peut que difficilement changer les habitudes de vie et les préjugés ancrés d'un individu. Si l'enfant grandit dans un environnement social difficile où les valeurs inculquées laissent à désirer, il est sûr que le travail des éducateurs et des professeurs sera encore plus difficile.
Voilà pourquoi, encore une fois, il ne faut pas généraliser, en disant que c'est la faute de cette école si des histoires pareilles arrivent encore aujourd'hui.
Certes, l'école existe pour faire des jeunes des êtres responsables. Il y en a toujours qui passent dans les mailles du filet. Visiblement c'est le cas des jeunes vus dans les deux reportages.
Finalement, ce serait difficile d'en vouloir aux téléspectateurs qui se sont dits que les jeunes de Beauraing étaient tous racistes, puisque le journaliste (afin de rendre les choses encore plus dramatiques?) ne s'est contenté d'interviewer que des jeunes ayant la même opinion. Il aurait été plus juste de montrer dans ce reportage des opinions contraires. Il y avait, je suis sûre, des gens disposées à répondre aux mêmes questions et qui auraient donné des réponses bien différentes, et plus rassurantes quant à la montée du racisme chez les jeunes.
Trouver des excuses à ces propos est bien normal, ils sont jeunes, ils veulent passer à la télé quitte à être ridicule,(...) mais c'est encore une solution de facilité. Ces arguments n'excusent en rien les propos et surtout les actes commis.
Les grandes questions que je me pose, aujourd'hui, c'est: Si tu tabasses quelqu'un à 17 ans, limite jusqu'à la mort (coma ici), ça donne quoi dix ans plus tard? Quel genre de menace représente ce type de personne pour la société?





